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 [Fichier endommagé] Troopers

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Salao

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Messages : 1674
Date d'inscription : 07/06/2010
Localisation : Sur le pont de commandement, à hurler sur tout ceux qui peuvent l'entendre.

MessageSujet: [Fichier endommagé] Troopers   Sam 9 Oct - 21:34

Précision: Pour ceux qui seraient arrivés après, ce texte date de notre ancienne guilde. Ne vous étonnez pas si il introduit des personnages inconnus, et bizarrement certaines données sont manquantes... Bonne lecture !


____________________________________
| RAPPORT N° 46 - A /// ******** //////////
*
| MISSION DROMUUND KAAS ////////////////
*
| COMMANDANT SALAO SORCL //////////////
*
---------------------------------------------------
*
| DATE: 22 AP. TRAITE ////////////////////////
|____________________________________



____________________________

Salao sortit du turbo élévateur, tout en relisant une dernière fois l'ordre de mission. Le hangar du QG était grand, même si le nombre de vaisseaux était encore réduit. Il avala le fond de sa tasse de Kah-Fe, une boisson noire et amère de Corellia. Devant un transporteur républicain en piteux état, une poignée d'hommes l'attendait. Deux pilotes d'Ord Mantell, payés par la guilde, et 4 troopers.

Les soldats dévisagèrent leur commandant. L'homme était de taille moyenne, dans la force de l'âge. Son visage était assez carré, mal rasé, une balafre partant de l'arcade descendait jusqu'au milieu de sa joue. Des cheveux courts, bruns, et des yeux bleus profonds. Son armure donna une impression de bizarrerie mais aussi un peu d'effroi chez les hommes présents. Toutes les protections étaient extrêmement sales et usées, couvertes d'horrible traces de griffes parfois grandes comme l'avant-bras. Les seules exceptions étaient le bras droit et la jambe gauche, qui, même si relativement usitées, se démarquait nettement de l'ensemble par leur intégrité et leur propreté. Le casque qu'il portait sous le bras ne déparait pas de l'ensemble: une griffure lacérait la partie gauche du casque, et le côté droit était recouvert d'une marque d'un rouge très sombre, de la forme d'une éclaboussure. On retrouvait des marques semblables un peu partout sur les pièces d'armure originales d'ailleurs. Quant à son équipement, il était standard, à l'exception d'une vibrodague usée qui trônait sur la ceinture du trooper.

-Soldats, garde à vous !

Les hommes s'exécutèrent de concert.

-Comme vous le savez sûrement, je suis votre nouveau commandant. Vous pouvez oublier l'époque où vous étiez dans l'armée du sénat, chez nous, ce sera totalement différent.
Ça ne veut pas dire pour autant que je serais plus mou avec vous, et ne vous avisez pas de désobéir à un de mes ordres, que ce soit durant cette mission ou à l'avenir. Cependant j'estime que chacun à le droit à la parole, aussi si vous avez des propositions sur quelque chose, ne vous gênez pas pour le faire savoir. Je préfère aussi vous le dire tout de suite, vous pouvez d'ores et déjà oublier tous les codes de combat de la République. Pour moi, la fin justifie les moyens. Notre devoir est de protéger la République, et pour cela nous devons recourir à toutes les possibilités, même utiliser les propres armes de l'ennemi contre lui.


Il regarda longuement les hommes face à lui puis continua.


-Durant cette mission vous serez placés sous mon commandement ainsi que celui du capitaine ici présent.


L'homme était appuyé sur le mur derrière lui. Tous les soldats se penchèrent légèrement pour le distinguer. Le capitaine Zaidisvet, chef du corps armé 111 des ********. Ses traits étaient creusés et durs, ajoutés à ses cheveux grisonnants il paraissait bien une vingtaine d'année de plus que son âge. L'inexpressivité de son visage et la froideur de ses yeux n’arrangeaient pas les choses. Dans l'ensemble le soldat paraissait usé par la vie, son armure était sale et abîmée, synonyme de nombreuses batailles.
Au-delà de ça l'homme se tenait droit et fier, et le tout dégageait une impression de respect et de force latente. Une vieille paire de jumelles tactiques pendouillait à sa ceinture, tandis que son équipement se limitait au pack standard des forces armées: fusil blaster, arme de secours à la ceinture, et quelques détonateurs. Dans son dos, une radio volumineuse remplaçait le package multifonction habituel, l'antenne dépassant sa stature athlétique d'une dizaine de centimètres.


-Vous voulez ma photo ou quoi, les jeunes ?!

Tous les soldats se redressèrent alors vivement, sous l'œil amusé de Salao.

-Si jamais je suis inapte à vous donner des ordres à un moment quelconque, alors vous devrez obéir au capitaine au doigt et à l'œil. Mais cela, inutile de vous le rappeler. Des questions pour l'instant ?

-Et si le capitaine non plus ne peut plus donner d'ordres ?


Celui qui venait de parler était le lieutenant Tavkin Loken, surnommé Damzz, dirigeant le peloton Dorn des ********. Salao se fixa sur lui. Son corps était grand, musclé, et sous son armure on distinguait de larges épaules. Quant à son visage, il était jeune, assuré, son regard plein de confiance. La détermination brillait dans ses yeux noirs. Il ressemblait, dans sa posture et son attitude, à un héros mythologique, fort, impressionnant, et confiant en ses capacités. On aurait pu faire une statue de lui à chaque fois qu'il prenait une pose. Un sourire en coin affiché sur la bouche, il sortit des rangs et plongea son regard dans celui du commandant. L'armure de trooper du jeune homme était certes usée, mais on distinguait encore des parties luisantes. Lieutenant à 25 ans, c'était du jamais vu, et Salao pensa immédiatement que cet homme allait à la fois beaucoup l'aider mais aussi lui causer beaucoup de problèmes. Son fusil blaster était surmonté d'une lunette de visée, et il portait un kit de hacker sur son bras relié à son pack dorsal.


-Alors, soyez sûr que la mission est un échec, lieutenant. Rentrez dans le rang.


L'homme s'exécuta, conservant son sourire.
Salao regarda l'humain à la droite de Loken. Il s'approcha doucement, les mains derrière le dos. Le soldat se raidit un peu plus lorsque le commandant passa devant lui. Ce dernier s'arrêta et demanda d'une voix grave:


-Comment tu t'appelles ?

-Sergent Alek Sturn, monsieur !


Salao le regarda attentivement. Il ne l'avait jamais vu mais avait entendu parler de lui, de la bouche de […]. Son galon rouge luisait à la lumière du hangar. Il revêtait une armure massive caractéristique des artificiers Républicains. De lourdes protections supplémentaires lui recouvraient les épaules et les jambes, son casque à visière posé à ses pieds. Il portait dans son dos un lance-roquettes portatif, ainsi qu'un fusil blaster couplé à un lance-grenade. De nombreux détonateurs thermiques pendaient à sa ceinture, ainsi que diverses charges explosives, de tailles et puissances variées. Son pack dorsal abritait des roquettes ainsi qu'un kit de désamorçage, et même des mines anti personnelles. Une vraie armurerie sur pattes. Physiquement, l'homme était d'une trentaine d'année, un bon mètre quatre-vingt. Sa carrure était adaptée à l'armure, des épaules plutôt larges et un dos de wookie, à force de porter un matos pareil à longueur de journée. Son visage affichait un air décontracté, un sourire sur les lèvres. Ses yeux bleus avaient un air de malice constant.


-J'espère que vous savez manipuler ces joujoux correctement, Alek Sturn.

Le sergent élargit un peu plus son sourire et répondit d'un ton enjoué:

-Je suis le meilleur, monsieur.

-Bien. J'aime cette mentalité.


Salao continua de marcher jusqu'au dernier soldat aligné devant lui. Une armure teintée de camouflage se tenait droite, le regard perdu devant lui. Salao consulta son holo-fiche. Vétéran Betry, ancien membre du 19ème peloton d'éclaireurs de la république. Spécialisation: tireur d'élite. Un long fusil de précision trônait fièrement dans le dos du soldat, le reste de l'équipement se limitait à une ceinture de munitions, des jumelles tactiques et un blaster à son flanc. L'homme restait figé dans sa position, sans jamais bouger une oreille. Il semblait lutter pour ne pas regarder le commandant dans les yeux. Le visage de l'homme était entre deux âges, des cheveux châtains grisonnants malgré sa trentaine, une barbe de deux jours, des yeux verts et une large mâchoire. On aurait dit que la face du soldat avait été taillée au burin. Il conservait un air sérieux et grave au possible, au contraire de ses deux confrères à ses côtés.


-Je ne vous connais pas, soldat. J'espère que vous ne me décevrez pas.

-Vous pouvez compter sur moi, commandant.

Sa voix était sobre, sans aucune trace d'émotion ni de nuance. La voix d'un bon soldat.


Salao termina son tour d'inspection puis se replaça devant ses hommes.


-Repos, soldats.

Les ******** s'exécutèrent, et Alek en profita pour soulager un peu son dos en équipement.
Le commandant appela un droïde astromécano qui traînait dans le coin d'une manière explicite ("ramène-toi vieux tas de boulons"), et introduisit une carte de données dans son interface. Le droïde projeta alors une carte holographique d'un complexe devant les yeux des hommes présents.

-Ceci, messieurs, est un avant-poste impérial enfoui au plus profond du bourbier de Dromuund Kaas. Il n'est pas très utile à l'Empire, aussi il sert à présent selon nos informateurs de dépôt d'armes et de munitions, en attendant de lui trouver une utilité plus constructive. Comme vous le savez sans doute, les réserves des gardiens sont assez limitées à ce sujet. Sur ma demande, le grand-maître […] nous a donc concocté une petite mission de "récupération". Notre objectif est simple: dérober un maximum d'armes dans cet avant-poste, puis détruire le complexe. Pour cela, je compte sur vos compétences, sergent.

Alek eut un sourire équivoque. Dammz intervint alors:


-Mais, commandant, Dromuund Kaas est la capitale impériale. S’ils nous voient arriver il y a de grandes chances pour qu'on soit détruits avant même de se poser.

-J'y viens, lieutenant. Pour cela je laisse la parole aux pilotes qui nous conduirons sur la planète.


Le plus grand des deux hommes s'approcha et parla d'une voix claire:


-Vous avez entièrement raison lieutenant. S'approcher aussi près de l'avant-poste serait du suicide. Aussi nous avons repéré une clairière à la surface de la planète, à environ dix kilomètres de la cible. Nous vous y déposerons puis camouflerons le vaisseau grâce à notre bouclier visuel. Une fois que vous aurez nettoyé le bâtiment nous pourrons poser l'appareil près de celui-ci et commencer à charger la marchandise.


Salao reprit:


-Comme vous l'aurez sans doute deviné, cela inclut une discrétion totale, ou tout du moins tant que les systèmes de communication longue portée du complexe sont actifs. Nous ne disposons pas d'informations à ce sujet, aussi il nous faudra improviser sur place. Le but de cette mission sera double : récupérer de l’équipement et envoyer un message à notre ennemi : leur montrer qu’ils ne sont en sécurité nulle part.


Il marqua un arrêt puis reprit d’une voix grave :


-Une dernière chose avant de finir ce briefing: si je surprends un seul d'entre vous hésitant à descendre un impérial, je peux vous assurer que je vous laisse pourrir sur cette planète puante. Ici, et tant que j’aurais le commandement, ces chiens galeux ne mériteront pas notre pitié. Je me fiche de savoir qu’il était désarmé, aveugle, unijambiste ou qu’il avait un beau petit cul, un bon impérial est un impérial mort. Compris soldats ?


Il regarda un à un ses hommes. Tous répondirent d’une seule voix féroce :


-OUI COMMANDANT !

-Bien. Rompez, et préparez-vous, nous partons dans une heure.


* * *


-Plus vite que ça tas de ferraille, ou j’tenvoie à la casse !


Le commandant s’adressait au même droïde que tout à l’heure, le réprimandant cette fois ci sur la vitesse à laquelle il ajustait le module de refroidissement du réacteur principal du vaisseau, sur lequel il allait embarquer dans quelques minutes, avec ses hommes.
Alors qu’il s’impatientait et résistait ardemment à envoyer un coup de botte dans le pauvre astromécano, Salao vit sortir du turbo-élévateur un soldat quelque peu déboussolé. Celui-ci accourut vers lui, et freina sa course maladroitement, se mettant au garde à vous.


-Vétéran Deviss Krasyn au rapport, commandant !

-Krasyn, je vous ai déjà dit de ne pas vous presser pour rien.

-Je sais commandant, mais j’avais peur d’arriver trop tard !

-Qu’est ce qui se passe ?

-Maître [...] m’envoie vous dire que je serais participant à la mission pour laquelle vous allez embarquer dans peu de temps, monsieur !


Le commandant dévisagea le nouvel arrivant. Deviss Krasyn était un jeune soldat, à peine vingt ans, pour une taille moyenne. Il avait déjà fait ses preuves cependant, en tant que médic dans la 412ème compagnie républicaine. Il était aussi réputé pour sa bonne humeur communicative et le soutien qu’il apportait aux soldats, même dans les batailles les plus difficiles. Son optimisme sans faille était souvent un excellent atout, tant il avait le talent de re-motiver les troupes déprimées. Physiquement, le jeune homme arborait fièrement le symbole républicain sur sa joue droite, trait souligné par ses cheveux courts d’un noir profond et ses yeux marron. Son corps musclé revêtait une armure caractéristique des médecins militaires : un casque bicolore blanc et bleu arborant une visière en T, ainsi que des marques représentant sa fonction sur le thorax et les jambes, elles aussi bleutée. Sa ceinture était ornée de seringues d’anesthésiants et divers calmants, tandis que dans son dos trônait un sac de premier secours contenant bandages, substances cicatrisantes et drogues de combat. Un blaster DC-15A dans les mains, le soldat attendait la réponse de son supérieur.


-J’y crois pas…Pas question de refaire un deuxième briefing ! Prépare toi et embarque, on t’expliquera pendant le voyage ! Et au trot, soldat !

-Oui monsieur !


Salao retourna à son droïde astromécano, et lui envoya un coup de latte pour se passer les nerfs, auquel le petit robot répondit par un couinement aiguë.


* * *


Une fois le droïde inutilisable, le vaisseau paré et tout ce petit monde embarqué, le transporteur quitta la surface d’Ord Mantell. C’était un vieux vaisseau Républicain, récupéré par un négociateur de la guilde. Les 6 troopers pouvaient y tenir à l’aise dans le module central, module possédant un volet d’ouverture sur le côté droit afin de laisser sortir les soldats. Ce modèle de vaisseau avait été abandonné par l’armée après que les impériaux eurent la bonne idée d’ouvrir un feu nourri sur le flanc droit de chaque transporteur, empêchant ainsi les soldats de sortir sans risque de blessure ou de mort.
Ils furent donc remplacés par un autre modèle, s’ouvrant des deux côtés cette fois, beaucoup plus pratique mais aussi beaucoup plus coûteux, ce qui perturba le budget du Sénat et engagea de vives négociations et d’incessant coups de gueules de la part des sénateurs participants aux frais militaires.

Alek s’amusait à faire tourner un détonateur sur le bout de son doigt, sous le regard inquiet de Tavkin.


-Arrêtez de faire l’andouille sergent, si vous le faites tomber on y passe tous…

-Vous avez peur, lieutenant ?

-Ne soyez pas idiot, c’est juste… irresponsable.


Le démolisseur rangea son explosif en riant, puis se lança dans une imitation particulièrement réussie du lieutenant dès que celui-ci se retourna pour vérifier ses munitions, ce qui eut pour effet de faire éclater de rire le médic Krasyn.
Soudain une voix s’exprima dans le communicateur de bord :


-Accrochez-vous, on va passer en hyperespace. Durée du vol : deux heures et seize minutes, si vous avez pris des cartes de pazaak c’est le moment.

-Vous avez entendus soldats ? Accrochez-vous. Et cessez de faire le pitre, sergent.


Le pilote tira une manette vers lui, et le vaisseau fila à travers les étoiles. Tous les soldats détachèrent leurs harnais de sécurité, et s’assirent sur les bancs en métal. Le capitaine était plongé dans la lecture d’une holofiche (visiblement un antique texte sur les techniques stratégiques d’un peuple oublié), tandis que Betry essayait tant bien que mal d’expliquer à Deviss le but de la mission. Le commandant quant à lui passait sa main sur le manche de sa vibro-dague tout en étudiant les informations dont il disposait sur l’objectif. L’avant-poste était suffisamment délaissé pour ne pas avoir à affronter une armée entière, mais il faudrait être prudent. Notamment trouver un moyen de désactiver les systèmes d’alarme et de communications de la base avant d’engager un combat ouvertement.


-Lieutenant Loken. J’ai entendu dire que vous saviez y faire en matière de piratage ?

-C’est exact commandant.

-Selon vous, les systèmes principaux de cet avant-poste sont-ils centralisés ? Et si oui, pourriez-vous les désactiver définitivement ? Je parle des alarmes et des communications en particulier.


Le lieutenant réfléchit un instant, puis répondit :


-Mmmh… Oui, en toute logique il devrait y avoir une sorte de salle de contrôle, quelque chose comme ça. Si j’ai accès à cette salle, je pourrais facilement désactiver tout système électrique de la base, commandant.

-Ok. Dans ce cas il faudra trouver un moyen d’infiltrer la base, puis d’accéder à cette salle. Je pense dissoudre le groupe en deux à ce moment : le capitaine Zaidisvet prendra le commandement du sergent Sturn et du vétéran Krasyn, tandis que je dirigerais l’infiltration aux côtés du lieutenant et du soldat Betry. Que pensez-vous de ce plan, Capitaine ?


Le vieil homme détourna les yeux de sa fiche, et parla d’une voix éraillée et monotone:


-Excellent plan, commandant. Mais je serais vous, j’attendrais de voir la situation en face avant de m’avancer. On ne sait même pas combien ils sont, ni si ils ont des véhicules rapides, auquel cas neutraliser les communications ne servira pas à grand-chose de toutes façons.


Salao regarda son interlocuteur, qui se replongeait déjà dans sa lecture. Il marmonna quelque chose comme « mouais » puis retourna à ses infos.

Le voyage se poursuivait. Chacun vaquait à ses occupations et s’ennuyait ferme. Betry réglait sa lunette de visée, Alek nettoyait le canon de son lance-roquettes, et le médic discutait avec les pilotes à l’avant du vaisseau. Salao n’en pouvait plus de voir défiler les mêmes informations depuis des heures, surtout que ça ne l’avançait pas beaucoup. Il finit par rejoindre l’avis de Zaidisvet et lança son holo-fiche à travers la pièce, sur un des rebords métalliques de la paroi. Après quoi il se prit la tête dans les mains, massant sa cicatrice en grimaçant. C’est à ce moment que revint Deviss, qui lança :


-Vous feriez mieux de vous attacher, on va sortir d’hyperespace dans une minute.


Tous s’exécutèrent. L’effet de lourdeur caractéristique se fit ressentir durant quelques secondes après la sortie. Le vol continua quelques instants, puis soudainement les alarmes du vaisseau retentirent, perçant les oreilles des passagers. Des lumières rouge vif clignotaient, teintant les murs du vaisseau. Tous se redressèrent instantanément, et le commandant bondit hors de son siège, talonné par Zaidisvet.
Arrivé au poste de pilotage, Salao vit les deux pilotes en proie à une vive agitation, le premier criant des ordres incompréhensibles au second dans les bruits de l’alarme.


-Mais qu’est ce qui se passe bordel ?!

-Nous sommes repérés commandant ! A première vue on est sortis d’hyperespace à proximité d’une flotte Impériale en mouvement, un croiseur nous a déjà verrouillés !

-Apparemment pour l’attaque surprise on repassera.

-Je me passerais de vos sarcasmes capitaine ! Et vous, faites quelque chose, et vite !

-Nous avons basculés toute la puissance sur les déflecteurs et les réacteurs, notre seul espoir est de les semer dans une des tempêtes à la surface de la planète ! Bordel Karth, stabilise moi cette putain d’assiette !


Salao repartit en trombe vers le module central et hurla :


-Attachez-vous bien soldats, l’atterrissage risque d’être mouvementé !


Après quoi il s'harnacha fermement et s’assit, agrippant le manche de son blaster, sous les regards graves de ses hommes.

_________________


Dernière édition par Salao le Mer 24 Aoû - 1:49, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [Fichier endommagé] Troopers   Sam 9 Oct - 21:59

Le vaisseau trembla d’une secousse caractéristique. Les boucliers venaient d’encaisser un tir ennemi. Ce n’était pas un turbo laser, auquel cas le transporter aurait été proprement vaporisé, ce qui voulait dire qu’ils étaient déjà hors de portée de croiseurs. En tout cas les gros vaisseaux ne pourraient espérer un tir aussi précis envers eux, ce qui voulait dire qu’ils avaient ouvert la chasse. Les soldats patientaient, crispés sur leurs armes, le regard inquiet. Durant plusieurs minutes, ils vécurent au rythme des tremblements de la coque, chacun de ces derniers pouvant signifier une mort quasi-instantanée.
Salao transpirait à grosse goutte, les lumières rouges de la pièce clignotant sur son visage. Puis la secousse devint permanente ; signe de l’entrée du vaisseau dans l’atmosphère de la planète. La vibration prenait de l’ampleur, le vaisseau semblait prendre de la vitesse alors qu’il aurait dû en perdre à ce niveau de l’arrivée. On entendait les cris du pilote sur son camarade, puis celui-ci parla dans le communicateur :


-Apparemment on les a semés, mais ils nous ont touchés ! Accrochez vous bien, on va essayer de se poser, on n’est pas trop loin de l’objectif !

-Vous avez entendu ?! Mettez vos casques et agrippez vous !


Tous les soldats enfilèrent leurs visières blindées, puis attendirent en silence le choc.

Il fut terrible. Salao sentit son corps vibrer à la limite du supportable tandis le métal se pliait autour de lui. Les corps des hommes autour de lui étaient agités de secousses terribles, cela dura une poignée de secondes, et enfin, l’arrêt. La lumière filtrait à travers les avaries de la paroi métallique, alors que tous les soldats se redressaient tant bien que mal.


-Rien de cassé, vous tous ?


Tous acquiescèrent, retrouvant doucement leurs esprits. Le sergent Alek Sturn fut le premier à se lever. Il récupéra son arme puis envoya un puissant coup de pied dans un morceau de volet branlant. Le morceau de métal broyé se détacha proprement du vaisseau.
Le médic quand à lui se leva et se dirigea vers le poste de pilotage à grands pas.

Quelques minutes plus tard, ce dernier réapparut au dehors du vaisseau, soutenant le co-pilote avec l’aide de son confrère. Tous les soldats étaient déjà sortis, et rassemblaient leur équipement. La bonne nouvelle était que le vaisseau s’était crashé sans explosion ni dégâts significatifs sur les systèmes. Aucune fumée ne s’échappait de la carcasse, il y aurait donc peu de chance d’attirer les patrouilles impériales.
Le capitaine Zaidisvet était perché en haut de l’épave, scrutant l’horizon de ses jumelles tactiques.
Il redescendit en deux sauts puis se dirigea vers le commandant :


-L’objectif est à environ 15 kilomètres au sud-sud-est. Un peu plus que ce qu’on avait prévu…

-De toutes façons on ne peut pas continuer comme ça… J’me vois mal me trimballer 25 tonnes de matériel jusqu’à Ord Mantell. Vous là, les communications fonctionnent ?

-A première vue oui, pourquoi ?

-Organisez moi une holo-conférence avec le QG, code de sécurité 5668-9.

-Tout de suite.

-Médic Krasyn, voyez ce que vous pouvez faire pour le co-pilote.

-Bien commandant.


Salao se dirigea vers le cockpit. Le pilote l’y attendait, la liaison était déjà établie. Le maître [...] parla d’une voix amusée :


-Et bien, à peine arrivés qu’il vous faut déjà de l’aide ?

-Pas la peine de remuer le couteau dans la plaie. On a besoin d’un autre vaisseau, et vite.

-Ça, je l’avais deviné. Il est déjà en route. Je vous envoie du renfort en bonus, commandant. M’est avis que vous allez en avoir besoin.

-Bien reçu. Terminé.


L’hologramme du grand maître disparu, le commandant ordonna au pilote valide de récupérer tout ce qui pouvait l’être dans l’épave et de le rejoindre dehors.


-Alors ? Qu’est ce qu’on fait ? On pourrait faire un pique nique, le terrain est magnifique !

-Vous pourriez commencer par la fermer, sergent. On nous envoie un nouveau vaisseau ?

-Ouais. Et du renfort en prime. Ils sont en route, y à plus qu’à attendre.


Les deux heures suivantes furent passablement ennuyantes, les troopers se contentant de réviser leur équipement. Le co-pilote souffrait d’une plaie à la tête et d’une légère commotion. Krasyn banda son crâne, mais il avait besoin de soins plus approfondis selon son diagnostic. Enfin, un transporteur perça les nuages de la sombre planète, et atterrit en douceur près de l’épave du premier vaisseau. En sortit deux nouveaux pilotes, et un soldat seul, transportant une lourde mitrailleuse laser sur son épaule. Son visage était masqué par son casque gris métallique, qu’il ne tarda pas à ôter de sa main libre. L’homme était grand est musclé, comme le veut la profession. Cependant l’humain possédait une particularité troublante ; des yeux vairons bleus et marrons. Ses cheveux étaient mi-longs, d’un brun clair, et il portait une barbe courte mal entretenue.


-Il paraît que vous avez besoin de soutien, commandant ?

-Soldat. Identification ?

-Soldat première classe Jacen Drase, monsieur. Spécialité : puissance de feu.

-Ça me suffit. Rejoignez le reste du groupe, j’ai à parler aux pilotes.


Le commandant se dirigea vers les nouveaux venus et leur envoya :


-Pas le temps de parloter, nous sommes déjà assez en retard comme ça. Mettez vous sous les ordres du pilote là haut, il vous expliquera votre job si vous ne savez pas quoi faire.

C’est à ce moment que Betry revint auprès du groupe, après être parti en éclaireur dans la forêt.


-Au rapport, soldat.

-La forêt ne me semble pas trop dangereuse. Elle est praticable facilement, et nous offre une couverture acceptable en cas de patrouille ennemie.

-Bien.


Après quoi Salao revint auprès de ses hommes, et parla d’une voix forte :


-Allez tout le monde, rassemblez vos armes et munitions, on se met en route.

-Commandant, la nuit va tomber. Il ne serait pas plus sage d’attendre ici et de sécuriser le camp en attendant l’aube ?

-Non, l’attaque de nuit nous donnera un avantage. Nous partons tout de suite, lieutenant, exécution.

-Mais nous ne savons rien de cette jungle ! On pourrait se faire croquer par n’importe quelle bestiole sans même s’en rendre compte ! C’est stupide !


Salao n’eut même pas le temps de répliquer que Zaidisvet saisissait déjà le lieutenant par le col et lui crachait d’une voix suffisamment forte pour être impressionnante, sans pour autant crier :


-Quand le commandant donne un ordre, on obéit gamin ! Reste à ta place si tu ne veux pas te retrouver de corvée des chiottes en rentrant sur Ord Mantell ! C’est clair ?!


Les deux hommes se dévisagèrent pendant plusieurs secondes dans le silence le plus total. Tavkin finit par lâcher.


-Parfaitement clair… capitaine.


Ce dernier lâcha le jeune homme, son regard noir semblait transpercer les yeux du récalcitrant.


-Puisque c’est réglé, en route. Tout le monde.


Les hommes s’engagèrent donc dans une longue marche à travers la forêt, repoussant la végétation pas à pas, tandis que le crépuscule tombait lentement sur la planète forestière.


* * *


Salao écarta une énième branche récalcitrante. Cela faisait des heures que son escouade et lui progressaient dans la végétation, sans une seconde de répit. En tant qu’éclaireurs, Betry, Loken et lui avaient l’habitude de ce genre d’excursions, ce qui n’était pas le cas de tout le monde.
Alek poussait un juron toutes les trois minutes, soit à cause de son pied pris dans une racine, soit à cause d’une quelconque bestiole bougeant un peu trop près de lui.


-J’ai horreur des forêts… Comment voulez vous être efficace avec toute cette merde autour de vous !


-Tout ce que tu fais, c’est gaspiller ton énergie, petit.

-Petit ? Vous n’êtes pas si vieux que ça, j’vous rappelle.


-J’écrasais déjà des impériaux sous mes bottes quand ta mère te torchait encore le cul… gamin.


Salao se retenait d’éclater de rire. La répartie du capitaine était tout aussi légendaire que ses talents de leader.


-On est encore loin ?

-La cible est à moins de 500 mètres. Donc bouclez la. Il faut espérer que toute l’armée impériale ne soit pas déjà au courant de notre arrivée.


Après quelques minutes de progression, l’avant poste impérial s’offrait enfin à eux. Tous s’allongèrent sur un surplomb rocheux, le capitaine et le vétéran Betry dégainant leurs jumelles tactiques. Après quelques secondes de scrutation, Zaidisvet se manifesta à voix basse :


-A première vue, une vingtaine d’hommes à l’extérieur. Peut-être du simple ou double à l’intérieur.

-Je n’ai pas d’angle de tir correct d’ici. Mais regardez. Ils ont des speeders.


Il désigna le côté ouest de la base, ou trônait 5 bike-speeders. Leur vue de la base se contentant d’un profil droit. Ils possédaient donc une vue de côté sur l’entrée principale et le panneau d’ouverture du hangar de la base. Les toits ne semblaient pas abriter de snipers ennemis.


-Si je réussi à accéder à cet endroit (il désigna un promontoire sur le toit), j’aurais un angle de vue de 180°. Aucun des ces fumiers ne pourra m’échapper.


Le commandant réfléchit un court instant, puis annonça :


-Ok, on va suivre le plan original. Tavkin et Betry, avec moi. Quand on aura piraté le système, on trouvera sûrement un moyen de vous percher là-haut.
Capitaine, vous prenez le commandant du reste des troupes. Alek, Jacen, je compte sur vous pour empêcher les impériaux d’utiliser leurs véhicules. Essayez de retarder un maximum le combat, pour que le sniper puisse se mettre en place avant les hostilités.
Deviss, contentez vous d’essayer de maintenir en vie ces deux là.



Tous acquiescèrent en silence, jusqu’à ce que le médic demande :


-Comment allez vous infiltrer la base, commandant ?

-Il doit bien y avoir une entrée de service quelque part. Avec Tarkin, je doute qu’une simple porte soit un problème. On reste en contact par comlink jusqu’à ce qu’on soit rentrés, après ça, silence radio, compris.

-Oui commandant.

-Bien. Dès que Betry est en place, commencez le nettoyage. On retiendra ceux à l’intérieur le temps que vous finissiez dehors.

L’équipe d’infiltration commença alors à contourner la base. Le capitaine Zaidisvet contempla l’aire d’atterrissage de l’avant poste, ou patrouillait la vingtaine de soldats sous la lumière des miradors. Il soupira :


-C’est maintenant que je regrette mes pièces de 48…

-Peuh ! Pas besoin de ça pour tuer un homme…


Le soldat tapota amoureusement le canon de sa mitrailleuse, et s’allongea en attendant le signal.


* * *


Caché dans les broussailles, le commandant Sorcl guettait l’ennemi, silencieusement. Les deux hommes à ses côtés étaient prêts. Devant la porte de service, un soldat impérial semblait lutter pour rester éveillé. Les senseurs du casque du soldat n’avaient détecté aucun système de vidéo surveillance, toutefois, il fallait rester vigilant.
D’un geste vif de la main il ordonne à son coéquipier, le vétéran Betry, de contourner la porte et de se placer tout à fait à droite de celle-ci. Pendant ce temps le lieutenant Loken se plaçait quand à lui à l’extrême gauche du mur, toujours masqué par les broussailles. Cette entrée devait être très peu usitée, pour être aussi négligemment surveillée.
Salao regarda Loken, leva un bras et compta jusqu’à trois, abaissant ses doigts un à un. Enfin son poing fut complètement fermé, et le lieutenant émit un bruit sonore en claquant des mains.

Le garde sursauta, puis lentement, prudemment, s’avança vers l’origine de la perturbation. Ce qu’il ne voyait pas, c’était que Betry avait déjà quitté sa planque et s’approchait silencieusement de son dos, tandis que Salao le maintenait en joue, par mesure de sécurité. Lorsque le sniper arriva à moins d’un mètre de lui, un instinct primaire le fit se retourner brusquement. Trop tard. Le vétéran saisissait déjà son arme et lui arrachait des mains, lui collant un coup de crosse dans la mâchoire au passage. Le temps de se reprendre, Betry avait déjà lâché le blaster et saisi sa tête à deux mains, après quoi il lui brisa violemment la nuque dans un craquement horrible.

Le cadavre tomba au sol, et l’assassin leva un pouce en direction de Salao. Celui-ci baissa son arme et sortit de sa cachette, accompagné du lieutenant, qui se dirigea vers le terminal d’ouverture de la porte tandis que le commandant et le soldat entraînaient le corps dans la forêt. Betry ramassa l’arme du défunt, beaucoup plus pratique en combat rapproché que l’encombrant fusil de sniper accroché dans son dos.

Après moins d’une minute de pianotage, la porte coulissa dans un bipement. Sans un mot, le commando entra et sécurisa le couloir crasseux avant de parler ouvertement.


-Nous sommes à l’opposé de l’entrée principale, la salle de contrôle doit donc se trouver deux étages plus hauts, à l’ouest de notre position.

-Ok, il faut d’abord qu’on trouve les turbo-élévateurs.


Le commandant alluma son comlink et annonça :


-Zaidi, on est entrés. Un garde seulement, neutralisé. Je coupe les communications, terminé.


Il tourna la partie supérieure de l’appareil de 90 degrés, et le gadget s’éteint dans un grésillement.


-Messieurs, à partir de maintenant, nous sommes seuls. Allons y, et en silence.


* * *


Le capitaine, toujours perché à une vingtaine de mètres au dessus de la base, reçut une ultime communication, et le comlink cessa d’émettre.


-Bon, ils sont entrés. Le plan fonctionne…

-Heu, capitaine… c’était prévu dans le plan, ça ?


Zaidisvet tourna la tête. Deviss indiquait une forme sombre qui venait de sortir du côté ouest de la base, dans leur angle mort. Un char blindé lourd impérial. Alek prit les lunettes tactiques des mains de son supérieur, et zooma sur la machine de guerre.


-Son blindage est trop lourd pour les roquettes ou mes grenades… à cette distance, je ne peux rien faire.


Zaidisvet poussa un long et profond soupir :


-Voila pourquoi j’ai horreur des surprises…

-Vous voulez dire qu’en vous rapprochant, vous pourrez faire quelque chose sergent ?

-J’pourrais toujours essayer de lui coller ça à l’arrière train.


Il sortit une lourde charge explosive de son package.


-Mais avec tout ces impériaux autour, ça serait du suicide. Pourquoi, vous avez une idée, soldat ?

-Peut-être bien…


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MessageSujet: Re: [Fichier endommagé] Troopers   Sam 9 Oct - 22:21

La patrouille passa l’intersection, le son des bottes impériales claquant contre le béton. Ils ne virent pas les trois soldas républicains cachés dans l’ombre des alcôves parsemant le couloir. Une fois les quatre hommes disparus au bout d’un virage, le commandant ordonna en un geste à ses coéquipiers de continuer la progression.
Les éclaireurs étaient entraînés à adapter leur démarche à toutes les surfaces afin d’émettre le moins de bruit possible, cela donnait d’ailleurs parfois lieu à des séances d’entraînement très étranges et très drôles pour des yeux extérieurs.
Quoi qu’il en soit, et malgré les lourdes armures, les républicains avançaient sans aucun indice sonore sur leur présence. Couloir par couloir, patrouilles après patrouilles, le commando progressait vers son objectif, les turbo-élévateurs.
Enfin, après dix bonnes minutes, un croisement en T apparu, les ascenseurs trônant sur le mur du fond. Les troopers sécurisèrent la pièce apparemment vide, puis le lieutenant se mit à marteler le bouton d’appel de façon frénétique.


-Étrange qu’on aie pas encore croisé de systèmes de sécurité…

-Cet étage a l’air abandonné. Ils n’ont dû rénover que les niveaux supérieurs. Restez attentifs.


La porte coulissa, et les troopers montèrent dans la cabine. Betry enfonça le bouton du deuxième étage, et la cabine s’éleva lentement.
Mais quelques secondes à peine plus tard, le turbo-élévateur se stoppait, et les portes s‘ouvraient sur le 1er étage et trois ingénieurs impériaux discutant allégrement.
Ces derniers stoppèrent net leur conversation, les yeux écarquillés sur les symboles républicains ornant les armures des nouveaux arrivants. Instantanément, chaque soldat saisissait par le col, le bras ou l’épaule un adversaire et l’entraînait dans la cabine. En moins de cinq secondes, deux des soldats furent neutralisés, et Salao écrasa proprement le visage du troisième contre la paroi métallique.
Après quoi la cabine continua sa course jusqu’au deuxième étage, et la porte s’ouvrit une dernière fois, laissant sortir les Gardiens qui immédiatement sécurisèrent la zone, comme le voulait les codes de combat. Le couloir contrastait avec les étages précédents par sa rutilance et sa propreté.
Cependant quelques secondes plus tard, le commandant sentit un bras puissant le tirer en arrière et le plaquer violemment contre le mur le plus proche. Il tourna la tête et vit Tavkin, un index levé sur le bas du casque. Une caméra de surveillance venait de s’orienter vers l’endroit où ils se trouvaient, quelques instants auparavant, et le lieutenant les avait tirés Betry et lui dans l’angle mort de l’objectif. Salao hocha lentement de la tête, l’air de dire « bien vu lieutenant », et commença à longer le mur vers la caméra.


* * *

-Ça marchera jamais…

-Tu vas la fermer, ouais ?

-Soldat, ce plan est sûrement le plus débile et le plus osé que j’aie jamais vu, et croyez moi, j’en ai vu…

-Ouais, mais c’est le seul qu’on a pour l’instant.


Deviss tait à présent vêtu de l’armure du soldat neutralisé par Betry quelques minutes auparavant, et posté en lisière de la forêt, à quelques mètres des troupes ennemies.


-Tu as bien compris ? Dès que le sniper est en place, tu attires l’attention des impériaux vers toi, pendant que le sergent place la charge…


Alek était en effet placé quand à lui dans la forêt à l’extrême opposé de leur position, derrière le char blindé.


-Et qu’est ce qui se passe s’ils tirent à vue ?

-Ben tu reviens vite fait, et tu pries pour qu’ils sachent pas viser…

-C’est pas le moment de penser à ça. De toutes façons le canon du tank aurait vite fait de le réduire en poussière.

-C’est marrant, ça me remonte pas le moral !


La voix d’Alek se fit entendre dans le comlink :


-Où est passé votre légendaire optimisme, soldat ? J’en aurais pour à peine trente secondes à fixer et activer la charge, après quoi dix secondes pour décamper fissa. L’explosion devrait les détourner suffisamment de vous pour permettre à Jacen de s’occuper les impériaux gênants votre retraite.


-Vous me demandez d’être optimiste alors qu’on me jette dans la fosse à Rancor déguisé en jambon fumé ?!

-Parlez moins fort, vous allez vous faire repérer. Et je vous signale que vous avez signé, on vous a pas forcé à vous engager…
-Faudra que je relise mon contrat en rentrant… SI jamais je rentre un jour.



* * *


-Kael, viens voir ça.


Le soldat impérial se leva de son siège et s’approcha de celui de son collègue, à l’autre bout de la salle de contrôle. La pièce était grande et spacieuse, en forme de demi-lune. Partout, les écrans et voyants renvoyaient une lumière artificielle sur les murs. En tout, une demi-douzaine d’hommes et de femmes s’affairaient à pianoter ou se la coulaient douce sur leurs fauteuils en sirotant des boissons chaudes. L’avant poste n’était vraiment pas un endroit passionnant, les seuls moments un peu actifs se réduisaient aux visites d’inspections et aux exercices d’alertes.
Le mur du fond de la pièce était en fait une large baie vitrée donnant sur le hangar principal et des tonnes de caisses de munitions et d’armes en tout genre. Ce hangar immense était entièrement occupé par son contenu, aucune activité humaine ne se remarquait entre les massives marchandises. La luminosité tait abaissée au maximum le tout donnait l’impression d’un entrepôt de docks mal famés.
L’impérial Kael arriva donc aux côtés de son camarade, lui-même assis devant des écrans de vidéo surveillance. Il lui désigna un cadre à sa droite.


-Regarde, j’ai un truc bizarre sur le 23. Ici.


Il lui passa un enregistrement datant d’une quinzaine de minutes. On voyait un balayage de la vidéo surveillance des turbos élévateurs du niveau. Au moment ou la caméra se centre sur la sortie des ascenseurs, on distingue très furtivement, quelques fractions de secondes, un mouvement à la gauche de l’écran. Après une mise en pause et en zoom, on aurait pu assimiler cela à un avant bras humain.


-Ba, sûrement une bestiole. Qui tu veux que ça soit ?

-J’en sais rien, mais si le boss apprend qu’on a laisser passer ça, on va passer un sale quart d’heure.

-Mouais. Bon, j’vais aller voir si tu veux.

-Prends un blaster, on sait jamais.

-Un blaster contre un rat ou un mynock, je risque pas grand-chose.


Il se dirigea vers les râteliers d’armes sur les côtés de la salle et attrapa une arme, dans un rire sarcastique.
Il adressa un signe de la main à son collègue et lui lança un « profites en pour aller nous chercher à boire », avant d’avancer vers la porte de la salle de contrôle. Il tapa le code d’ouverture de la double porte blindée, qui s’ouvrit en deux devant lui. Alors qu’il levait les yeux et fit un pas en avant, il tomba nez à nez avec un casque horrible, vert et couvert de sang séché. Le casque parla d’une voix vocodisée et rauque.


-Coucou.


Salao attrapa la main droite de l’homme et lui brisa dans une rotation rapide, lui faisant lâcher son arme, puis retourna l’homme devant lui et pointa son blaster dans son dos. Tavkin et Betry étaient déjà entrés et mettaient en joue les hommes et femmes présents.


-Messieurs, mesdames, pas de mouvements brusques, ni d’actions stupides, j’ai la gâchette qui me démange fortement. Je vous prierai de vous mettre face contre le mur de droite, loin du râtelier d’armes si possible.


Tous hésitèrent un instant. Le commandant força un peu plus sa prise sur la main du soldat, ce qui lui arracha un cri de douleur. Betry verrouillait la porte d’entrée de la salle. Le cri eut pour effet de décider les impériaux qui obéirent à Salao et se dirigèrent vers le mur, les mains derrière la tête. Salao envoya l’homme qu’il tenait avec ses camarades, puis les maintint en joue tandis que Tavkin s’occupait de relier son brassard droit à l’ordinateur central. Après quelques minutes de pianotage, le lieutenant s’exclama :


-Je suis entré. Maintenant il ne me reste plus qu’à… voilà, système d’alarme hors service. Aux communications maintenant. Ca ne devrait pas me prendre plus de quelques secondes.

-Commandant, qu’est ce qu’on va faire d’eux ?

-Soyez imaginatif, soldat.


Le lieutenant se releva et débrancha son kit de hacker de l’ordinateur, après quoi il reprit son blaster et leva un pouce vers le commandant.
Celui-ci mis en joue les impériaux contre le mur et ouvrit le feu, suivi de ses hommes.
Il ne fallut que quelques secondes pour que toutes les cibles soient à terre, le dos calciné. Tavkin prit la parole :


-Je ne sais pas si [...] approuverai.

-Je vous avais prévenus, lieutenant. De toutes façons ils seraient morts dans la destruction du complexe. Concentrez vous sur notre mission, on en a pas fini.


Après quoi il sortirent de la salle de contrôle et se dirigèrent vers les couloirs de maintenance, selon le plan du bâtiment affiché sur les murs. Ils ne prenaient plus la peine de camoufler leur présence, seul le temps comptait à présent. Ainsi lorsqu’ils tombèrent face à une patrouille au détour d’un couloir précédant leur objectif, ce furent eux qui ouvrirent le feu presque instantanément. Là encore les impériaux, amollis par des mois sans entraînement, n’eurent même pas le temps de lever leurs blasters. Les républicains quand à eux, continuaient leur course et arrivèrent enfin à une alcôve ou trônaient une échelle menant au toit du complexe. Betry passa en premier, tandis que Salao et Tavkin restaient en bas pour le couvrir.


-Nous deux contre une base impériale entière ?

-Il faut juste les retenir le temps que le combat extérieur soit engagé. Après ça on avisera.


Betry sortit à l’air frais nocturne. Il courut vers le bord du bâtiment et s’allongea pour éviter d’attirer l’attention. Il échangea son blaster automatique contre son fusil de précision, et enfin remarqua les trente quatre tonnes d’acier en contrebas. Il ralluma son comlink et jura :


-Bordel, c’est quoi ça ?!


Ce fut Zaidisvet qui répondit :


-Ah, enfin. Pas trop tôt soldat. Ça, on s’en occupe déjà. Attendez qu’il explose avant d’intervenir, et ensuite contentez vous d’empêcher les impériaux de fuir vers leurs véhicules, et si possible de descendre notre médic.

-Là, vous êtes content Deviss ? Un sniper pour couvrir vos miches !


-Je serais content quand on aura fini ce boulot stupide… sergent.

-Dépêchez vous, le commandant et le lieutenant vont pas tenir toute la nuit.

-Deviss, tu es prêt ?

-Ouais, qu’on en finisse.

-Alors go !



* * *


Deviss hésitait. C’était pas la première fois qu’il allait au charbon, mais s’exposer à l’ennemi désarmé, même avec le meilleur déguisement au monde, il fallait oser. La sueur perlait dans le casque impérial. Apparemment le précédent possesseur de cette armure ne semblait pas connaître le mot « hygiène ». Il déglutit bruyamment une dernière fois, puis sortit de sa cachette timidement. Il se trouvait à la lisière de la forêt, avec l’obscurité sa sortie des fourrés n’avait été très remarquée. Il interpella à voix haute :


-Hey… Hé Ho ! [Les impériaux ne réagissant pas, il haussa le ton] Hey ! Ho, et puis merde… HEY VOUS LA ! OUI VOUS !


Une fraction de seconde plus tard tous les impériaux se tournaient vers lui, les miradors l’éblouissant de leur forte lumière. Même le blindé pivota vers sa position. Deviss leva les mains en l’air, alors que les impériaux les plus proches accouraient vers lui, l’arme au clair. Le fait qu’ils n’avaient pas déjà ouvert le feu rassura un peu le médic, qui observait au loin le sergent, déjà en mouvement vers son objectif. Le plus gradé des impériaux s’adressa à lui, son arme toujours pointée sur son torse.


-Que faites vous ici, et désarmé en plus ? Qui êtes vous, quel est votre matricule ?

-Heuuu…et bien en fait, j’étais allé pisser et, heu, un animal m’a chouré mon arme. Voilà.

-Vous n’avez pas répondu à ma question. Quel est votre matricule ?


Le soldat déglutit. Le sergent était déjà en train de fixer la bombe sur le char d’assaut, il devait juste les occuper quelques secondes de plus. Il prit sa tête dans sa main droite et fit semblant de tituber.


-Aaah… ben en fait je crois que je suis tombé… j’me souviens plus trop…

-Mmh. Vous allez venir avec moi, nous allons tirer tout ça au clair.


Lorsque l’impérial lui saisit le bras, Deviss simula une chute, et gagna encore quelques secondes pour se lever. Au loin, le sergent replongeait déjà dans les fourrés en courant. Cinq secondes passèrent, puis la forêt et les alentours s’illuminèrent. La déflagration fut si violente que les arbres en lisière se plièrent sous le souffle, et que plusieurs soldats impériaux furent projetés à plusieurs mètres de leur position. Le char blindé explosa en morceaux de métal brûlant, et tout les hommes présents se focalisèrent immédiatement sur lui, et plus sur le soldat Républicain.
Deviss réagit immédiatement. Il envoya son pied droit dans le genou gauche du caporal ennemi, tout en lui saisissant la gorge du bras gauche et son arme de la main droite.


-Surprise, connard !


L’impérial ainsi en bouclier devant lui, il ouvrit le feu dans le dos du premier ennemi à portée, tout en hurlant :


-JACEEEEEN !


Avant que les hommes aient eu le temps de réagir, le soldat Jacen Drase se tenait sur son promontoire rocheux, et ouvrait le feu de sa mitrailleuse lourde, épaulé par le capitaine. Les tirs d’énergie en fusion fusaient, les impériaux proches criblés de tir tombaient. Un des miradors se fixa sur Jacen, mais quelques secondes plus tard, une roquette jaillissait des bois à l’opposé et frappait la tour à son sommet, détruisant le projecteur et balançant ses utilisateurs de plusieurs mètres de haut. On entendit le sergent crier dans la radio : « Youhouuuuuuuuuu ! Mangez vous ça, fils de p... » Le capitaine interrompit la transmission. Deviss quand à lui avait reculé vers une souche de bois massive un peu plus loin. Les ennemis proches étant décimés par le soutien, le caporal servant de bouclier au républicain était toujours en vie. Qu’à ce la ne tienne, arrivé près de son couvert, le soldat lui murmura :


-Au fait, tu peux m’appeler Krasyn.


Après quoi il lui brisa violemment la nuque et sauta derrière la souche, se couvrant tout en arrosant les ennemis à mi distance. Les impériaux étaient complètement paniqués, le chaos régnait dans leurs rangs. Un des leurs essaya de sprinter vers les motojets, suivi d’un autre de très près. Arrivé a quelques mètres des véhicules, le premier homme tomba, après quoi on entendit une détonation lointaine. Le deuxième fuyard se stoppa, se retourna et fixa le toit du bâtiment. Il eut le temps de voir un homme allongé, un long fusil à la main pointé vers lui. Une seconde plus tard, la visière de son casque explosait dans une gerbe de sang. Au même instant le deuxième mirador était abattu d’un second tir de roquette. En moins d’une minute, les soldats impériaux avaient perdus soixante quinze pour cent de leurs effectifs extérieurs, et les survivant se retranchaient dans le bâtiment, tandis que les motojets explosaient après un détonateur lancé par le capitaine Zaidisvet. Ce dernier ralluma son comlink et ordonna :


-Les impériaux s’enfuient à l’intérieur de la base. On se regroupe, tous devant la porte principale et sécurisez la zone.


Les hommes s’exécutèrent. Le champ de bataille, quelques secondes auparavant chaotique et cataclysmique, avait retrouvé un calme plat. Tous les républicains avançaient prudemment, sécurisant le périmètre, guettant le moindre mouvement ou le moindre bruit. Enfin, tous étaient regroupés le long des murs, de chaque côté de la porte principale. De l’autre côté de l’acier, on entendait les voix des impériaux, hurlant et pestant contre les systèmes d’alarmes défectueux. Le sergent sortit de son package une autre charge, cette fois ci plus petite. Il la fixa contre le blindage, et se mit à couvert sur le côté. Tous réglèrent le filtre des bruits et de luminosité de leur casque au maximum. Après quoi Alek activa la charge.
Encore une fois l’explosion fut violente, pliant aisément le duracier des portes, soufflant aussi quelques impériaux au passage. Deviss était prêt. Il lança la grenade flash exactement deux secondes après l’explosion. Un bruit sourd se fit entendre dans le hall d’entrée, suivi de quelques cris, après quoi les Républicains entrèrent. Immédiatement ils rejoignirent les couverts les plus proches, abattant au passage les ennemis aveuglés. Le faible laps de temps entre les deux attaques, à l’extérieur et à l’intérieur, avait pris de cours les impériaux, complètement désorganisés suite à l’attaque surprise. Les tirs lasers fusaient, résonnant dans le hall d’entrée. Les ultimes défenseurs de l’avant poste convergeaient vers le hall d’entrée, faute de pouvoir s’échapper ou communiquer avec l’extérieur.



* * *


Zaidisvet pressa la détente. Le crâne de l’impérial blessé explosa dans son casque. La bataille avait duré moins de dix minutes, et cela en faisait cinq de plus que ses hommes achevaient les blessés et vérifiaient que la zone était clean. Aucun blessé du côté Républicain, environ quinze hommes tués à l’extérieur, et vingt de plus dans le hall d’entrée chez l’ennemi. Trente cinq hommes tués par cinq soldats, en moins d’une demi heure, pensa le capitaine. Ces impériaux devaient vraiment manquer d’entraînement. Il entendit Alek crier du bout de la pièce.


-Hey chef, regardez ce que j’ai trouvé !


Le sergent tenait un technicien impérial par le col. L’homme était apeuré, presque en larmes.
Le capitaine s’approcha de lui alors que les soldats se regroupaient en ricanant.


-Tiens donc, un petit malin.

-Il était planqué dans une alcôve. Qu’est ce qu’on fait, on le descend ?


L’impérial poussa un couinement puis tomba à genoux en chouinant :


-Pitié, ne me faites pas de mal ! Je suis qu’un technicien !

-Non, j’ai une meilleure idée. Sergent, attachez le à quelque chose. Les impériaux vont forcément finir par envoyer une équipe ici, il pourra leur raconter ce qu’il a vu comme ça. Pas besoin d’enjoliver, une garnison entière décimée par une poignée de soldats, c’est déjà assez humiliant.


Le sergent Sturn saisit l’homme par l’épaule et l’amena près d’un poteau métallique. Il l’attacha solidement d’une main, puis récupéra une gourde d’eau et quelques rations de combat et lui lança pour qu’il puisse tenir jusqu’à l’arrivée de l’équipe d’inspection. Soudain, un bruit de pas se fit entendre dans le couloir. Tous se redressèrent, levant leurs armes vers l’origine du bruit. Après quelques secondes de tension, trois soldats sortirent de l’ombre du couloir. Le lieutenant Tavkin se tenait au milieu, soutenu par le commandant et Betry. Sa jambe droite saignait abondamment, alors que chez Salao c’était le bras gauche qui saignait. Ce dernier lança au capitaine :


-Vous en avez mis du temps, Capitaine !

-Désolé, on a fait au plus vite. Ça va, vous deux ?

-Ça pourrait aller mieux. A deux contre une base entière, on a fait comme on a pu.


Le médecin de l’équipe prit le relais du sniper et commença à traiter la blessure du lieutenant. Salao s’avança vers le capitaine et regarda les hommes présents. Il jeta un regard furtif au technicien attaché, suivi d’un autre vers Zaidisvet, qui hocha les épaules.


-Bon. Et bien messieurs, je crois qu’il est temps d’appeler la cavalerie.


Il prit le communicateur accroché dans le dos du capitaine, et au bout de quelques secondes ordonna aux pilotes de ramener le vaisseau à côté de l’avant poste. Après quoi il interpella l’ensemble des troopers présents et dit :


-J’ai l’honneur de vous annoncer que cette mission est une réussite. Je suis fier de vous. Cependant pas la peine de vous réjouir, on a encore deux cent caisses de matériel à charger. Du nerf, G******* !

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MessageSujet: Re: [Fichier endommagé] Troopers   Sam 9 Oct - 23:11

aaa les débuts de ma "désobéissance" ^^ ... dommage que le cap'tain soit parti, il me manquerait presque !

en tout cas ça fait plaisir de le relire !!

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MessageSujet: Re: [Fichier endommagé] Troopers   Dim 10 Oct - 0:43

Je l'avais copié dans un fichier holographique au cas oû, mais je vois vois que toutes les anciennes données n'on pas été toutes effacé, tant mieux^^

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MessageSujet: Re: [Fichier endommagé] Troopers   

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