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 Traqueurs traqués [3]

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Salao

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Date d'inscription : 07/06/2010
Localisation : Sur le pont de commandement, à hurler sur tout ceux qui peuvent l'entendre.

MessageSujet: Traqueurs traqués [3]   Mar 24 Aoû - 22:47

Traqueurs traqués





___ Ropaz regardait l'écran de contrôle, nerveux. Il se demanda encore ce qu'il fiche ici, lui et deux de ses amis, à survoler la jungle. Cela faisait maintenant deux mois que le sénateur de Rodia avait été supposé mort dans le crash de son vaisseau, et c'est seulement aujourd'hui qu'ils les envoyaient vérifier ? Lui et ses deux confrères, Gulur et Janpo, s'étaient engagés dans les rebelles rodiens parce que la paie était supérieure à celle de la garde civile, un peu avant l'attentat. Ils pensaient qu'après celui ci ils mèneraient une existence tranquille, se contentant de quelques missions sans importance.

Mais voilà, hier, un transporteur inter continental a repéré le site du crash et capté un faible message de détresse. Il a immédiatement contacté le gouvernement provisoire: il y avait des survivants. Par mesure de sécurité, on a donc décidé d'envoyer trois soldats sur le terrain, pour s'assurer que le politicien ne réapparaisse pas comme par magie devant le sénat.

C'est ridicule. même si il avait survécu au crash, personne ne peut survivre deux mois seul dans la jungle. C'est sur ces pensées que Gulur prit la parole.


-Ça me fout les jetons à moi... J'veux dire, d'aller dans cet enfer. Imaginez qu'on tombe sur un ghest !

-Arrête de pleurnicher, tu veux ? Ils sont sûrement morts de toutes façons depuis le temps. On y va, on fait un p'tit tour et on s'en va.


C'était Janpo qui avait pris la parole. Avant d'être rebelle, c'était un vétéran de l'armée Républicaine, durant la guerre. Il avait pris quelques kilos depuis, et son assurance avec un blaster n'était plus aussi bonne qu'auparavant, néanmoins il se plaisait toujours à raconter comment il avait vaincu un sith durant une bataille. Rien que sa présence et son assurance rassurait Ropaz, qui serrait nerveusement les commandes du petit appareil. Il repéra une clairière non loin du site, ou ils pourraient se poser sans trop de problèmes.




***


Bon point, ils avaient atterris depuis une bonne dizaine de minutes et rien ne leur avait encore sauté à la gorge. La chaleur était étouffante, les mains du rodien étaient moites et glissaient sur son arme. Ils s'aventurèrent au sud est, vers l'épave, sans trop de courage. A chaque minuscule bruissement de feuilles, le rebelle sursautait. Au bout d'une bonne demi heure de marche, le petit groupe arriva au vaisseau, du moins ce qu'il en restait.
Gulur remarqua:


-Regardez ! Des traces d'un feu. Récentes, en plus.


-Ça veut dire qu'il y a encore au moins un gars en vie ici... Ouvrez l'œil.


Ropaz continua:


-Il nous attend peut-être à l'intérieur de l'épave ?

-J'vais aller voir ça.


Au bout de cinq bonnes minutes tendues, Gulur ressortit.


-Rien. Il est pas ici, peut-être parti chasser sa nourriture.

-Ou peut-être qu'il nous observe dans les broussailles...


Le troisième rodien eut un sursaut.


-Arrête, dis pas ça !

-Haha, j'te fais marcher ! Dis toi bien que s'il avait voulu nous attaquer il l'aurait déjà fait. Ce mec a survécu deux mois, ici. S'il était pas armé, je vois mal comment il aurait pu faire ça.


Le vétéran scruta les arbres environnants. Puis il marcha vers eux.


-J'vais faire un tour par là.

-T'es sûr que c'est bien prudent de nous séparer ?

-Quoi, tu veux me la tenir ?



Il éclata d'un rire tonitruant et disparut.



***


Cela faisait maintenant vingt minutes que Janpo avait disparu. Les deux rodiens restants étaient extrêmement tendus, Ropaz ne pouvait plus tenir son arme sans qu'elle ne lui glisse des mains. Il se décida à briser le silence.


-Bon, c'est bon maintenant ! Il faut aller le chercher, faire quelque chose !


La peau verte de Gulur avait pris une teinte très pâle. Il balbutia:


-Ou...ouais, t'as raison... Passe devant, ok ? J'te couvre.


Ropaz déglutit fortement. Il s'efforça de maintenir son blaster prêt et s'engagea dans les broussailles, d'un pas peu assuré. La tension était palpable, il entendait la respiration bruyante de son camarade derrière lui, tandis qu'il s'enfonçait un peu plus dans la jungle. De temps à autres il criait le nom du disparu, mais il n'obtenait aucune réponse. Il se forçait à penser qu'il devait être plus loin, hors de portée de sa voix. Oui, c'était forcément ça, un peu plus loin. Après tout, qu'est ce qui pouvait arriver à un type qui avait tué un sith ?

La marche dura ce qui parut une éternité. Puis un peu plus loin, Ropaz aperçu une forme indistincte sur le sol. Il regarda plus attentivement, plissant ses grands yeux noirs. Puis il le reconnut. Non sans difficulté. Le cadavre de Janpo était affreusement mutilé, on aurait dit qu'une bête sauvage s'était acharnée sur lui, lui lacérant le visage et le thorax a coup de griffes. Ropaz couru vers le corps, hurlant le nom de son confrère. Puis il chuta. Son pied se prit dans une racine, et il s'étala, roulant sur lui même. A ce moment, il était sur le dos, et son coéquipier vivant marchait rapidement vers lui. Mais il ne l'atteignit jamais. A mi-parcours, Gulur fut happé par la végétation, une forme indistincte le saisissant à la gorge et l'entraînant dans les fourrés. Tandis qu'il se relevait, effrayé, Ropaz entendit son ami hurler pendant plusieurs minutes, son blaster avait disparu dans les hautes herbes, et il ne savait même pas où. Il n'osa pas aller l'aider, paralysé par la terreur. Puis, le silence.
Le rodien tournait sur lui même, au milieu de la petite clairière ou était allongé Janpo. Pendant plusieurs secondes qui parurent des heures, le rodien scrutait chaque recoin de végétation. enfin, il entendit le bruit de pas derrière lui. il se retourna vivement, et vit la chose la plus horrible de sa vie.
Devant lui, un être arqué, couvert de sang frais et séché, le fixait au travers d'un casque entaillé et usé. Son armure était partielle, le bras qui tenait son arme était dénudé ou presque, ainsi que le haut de sa jambe gauche. une fourrure recouvrait l'épaule droite de l'être, descendant jusqu'au genou environ. Une tête de Maalras tranchée et allégée de sa partie inférieure et de son contenu reposait sur cette épaule. Le tout était recouvert de sang séché et de crasse, et plus récemment de l'hémoglobine fraîche de ses deux amis. La main droite empoignait une longue lame, encore dégoulinante.

Ropaz recula, terrifié, puis il s'enfuit à toutes jambes. Il courut de toutes ses forces, les larmes aux yeux, et par miracle retrouva son vaisseau. Il monta et enclencha les propulseurs à une vitesse incroyable, et décolla, espérant que la chose ne l'avait pas suivie à bord. Il s'effondra et éclata en un sanglot nerveux.




***


Le vaisseau ne revint à son spatioport d'origine que deux jours plus tard. On y retrouva un seul membre de l'expédition, affamé et très faible. Les médecins qui l'étudièrent le jugèrent en parfaite santé physique à part ça, mais il continuait de délirer sur une bête hideuse qui aurait tuée ses deux amis et camarades. Lorsqu'on lui demandait s'il restait des survivants du crash, il répondait systématiquement non. Les chercheurs affirmèrent qu'il n'existait aucune forme vivante dans la jungle correspondant à sa description. En effet Ropaz décrivait la bête comme monstre aux griffes d'acier, au regard fluorescent et à la peau rouge sang. De plus on affirma que s'il s'agissait d'un survivant du crash, il n'aurait pu mettre hors d'état de nuire trois soldats entraînés et bien armés. Il y avait bien un jedi à bord du vaisseau, mais la description du survivant ne collait pas une fois de plus, et un jedi aurait pu facilement convaincre les soldats de le ramener à bord de leur vaisseau.

On en conclut que Ropaz était dérangé et qu'il avait inventé la créature, sûrement pour couvrir son meurtre. Il finit ses jours dans une geôle, mais ne cessa de hurler son innocence et l'existence de la bête. Ses cris de déments résonnèrent à jamais dans la cellule ou il mourra, deux années plus tard.


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